mardi 22 mars 2011

Elena FROLOVA-TRUFANOVA, photographe de cirque

Je découvre le site de cette photographe russe par CIRCORAMA (http://circodiaporama.blogspot.com/). Toujours intéressant de voir de quelle manière les collègues abordent le sujet du cirque.
Cette photographe avait fait parler d'elle en 2010 en remportant le premier concours photo de la Fédération Mondiale du Cirque (chapiteau du Rosgocirk à Moscou, je crois).
Nous apprenons ici qu'elle a commencé en 2005 un travail photographique sur les coulisses (Circus backstage).
 Elle a visité une vingtaine de cirques (les grandes villes ont leur cirque en dur en ex-URSS). Son objectif est de faire découvrir "l'arrière-scène" des cirques et toute la population qui y travaille. Sur son site (http://circusbackstage.com/), on peut découvrir plus de 30 photos, parmi lesquelles j'ai choisi les suivantes. Pas de légende (dommage !) Je n'ai reconnu qu'Emelin, vu récemment à Lille.

vendredi 18 mars 2011

Th. TOTZ, jeune photographe

Il est sûrement tout jeune, né avec l'informatique telle que nous la connaissons... mais je ne sais rien de lui, en dehors de la galerie de photos publiées dans FLICKR. Si, il est Allemand (de Freiburg). A part les photos qui vont suivre et que je trouve très intéressantes, ce jeune homme pratique la macro sur les fleurs et immortalise les oiseaux des lacs.
Mais dès qu'il s'agit de paysages, il sait leur donner du mystère dans une atmosphère bien à lui. Bravo, jeune homme.
Si quelqu'un a décrypté sa technique, il peut nous aider à comprendre, afin que nous progressions, nous aussi.
Voici notamment les ambiances Roncalli, Monti et Charles Knie à la mode TOTZ.

jeudi 17 mars 2011

François DEHURTEVENT, photographe de cirque

Vous avez pu vous rendre compte que, généralement, les photographes ne se limitent pas à un centre d'intérêt pour exercer leur art. Il faut croire que le Cirque est un domaine tellement riche, varié et passionnant que les spécialistes de ce type de photo deviennent de grands spécialistes. C'est le cas de François DEHURTEVENT (1980). Les amateurs le savent déjà, ceux qui regardent régulièrement le site AUCIRQUE.COM (http://www.aucirque.com) et qui visionnent les nombreuses galeries qu'il y a laissées. François est encore jeune, il construira une oeuvre considérable dans ce domaine.
Je lui ai demandé ses critères d'une photo qui lui plaît vraiment. "Qu'elle soit bonne techniquement, dit-il, bien cadrée, bien piquée, sans flous, avec des couleurs bien équilibrées (pas de dominantes pisseuses rouges ou bleues)... Mon choix est aussi influencé par l'émotion que j'ai eue pendant le spectacle par le numéro et la performance de l'artiste. J'ai du mal à dissocier l'aspect purement graphique et la performance circassienne".
J'ai demandé à François de me proposer deux photos pour illustrer sa présentation.
"J'ai choisi David Larible et Alex Lacey parce qu'ils sont sans doute les meilleurs dans leur discipline actuellement", explique-t-il.

"J'ai dû transformer cette photo en noir et blanc -par défaut- car les couleurs initiales n'étaient pas harmonieuses donc pas exploitables (rouge baveux et pas assez de blancs dans les lumières). C'est un moment fort et impressionnant. Je voulais qu'on voie à la fois les tigres de face et le visage d'Alex. Que l'on sente le mouvement de rotation des animaux et du dresseur".

"Cette image de David Larible, j'y ai pensé avant de la faire. Je voulais la cadrer avec le cercle du plancher. Je trouve qu'avec l'assiette et le mouvement, nous avons un ensemble équilibré".

Je me suis permis de fouiller dans ses galeries d'AUCIRQUE.COM et d'y prélever quelques photos pour compléter l'illustration. Je n'ai bien sûr pas la même approche : l'expression des artistes m'intéresse beaucoup plus mais, vous le verrez, il y a de quoi trouver son bonheur... (Jimmy, Basile et un Richter, je crois)


 En dehors du site, on trouve régulièrement ses photos dans les programmes-papier des cirques. Il a collaboré généreusement à quelques éditions que j'ai menées aux Editions L'AVENTURE CARTO. Pour mémoire :
-Fotocircus 2005 (2006) - collectif
-Jongleurs et antipodistes (2008) - avec Yvon Kervinio
-Hors piste (2008) - avec Martine Simon et Yvon Kervinio
-Du Cirque 1,2,3,4,5 (2009-2010) - collectif
-Houla-hoop (2009)
- et Les Timbres et le Cirque (2008) aux Editions PHOTOSTARS

Le contacter éventuellement sur AUCIRQUE.COM.

Nick BRANDT, la faune sauvage en noir et blanc

Je ne pensais pas à ce photographe pour un article, mais je reçois ce matin un diaporama d'un choix de photos de ce photographe absolument fantastique sur la faune sauvage de l'Afrique de l'Est. En noir et blanc. Difficile d'imaginer des photos plus extraordinaires sur le sujet.
Je n'ai pas réussi à mettre ce diaporama sur le blog, mais le site de Nick BRANDT (1966) est copieux si bien qu'il est possible de voir convenablement un grand nombre de photos de ses deux livres.
Les derniers livres :
-On the earth (2000-2004) vendu 24,74 € chez Amazon
-A shadow falls (2005-2007) vendu 34,74 chez Amazon
Des commentaires :
"La faune africaine n'a jamais paru si majestueuse et mystérieuse que sur les photographies de Nick Brandt".
"Les photos de Brandt révèlent non seulement la terrible beauté des animaux sauvages d'Afrique en voie de disparition mais aussi la dimension humaine de ces créatures".
Si besoin était, ces photos permettent de se rendre compte de la puissance dramatique du noir et blanc. Mais ceci est peut-être une histoire de culture !

Non seulement la composition est un moment de grâce, mais regardez la délicatesse du titrage qui respecte, au-delà du possible, cette atmosphère édénique.
Voici, rapidement, quelques autres photos qui doivent vous donner envie d'approfondir.

mercredi 16 mars 2011

Photos de Cirque exposées à TOURNAI (Belgique)

J'ai vu qu'à la Maison de la Culture de Tournai trois photographes exposaient leurs images. Un travail pour traduire le ressenti plutôt que le vu, préviennent-ils ! Photographies surtout réalisées dans des spectacles genre "nouveau cirque" et Piste aux Espoirs de Tournai d'ailleurs. Qu'importe... Est-ce que quelqu'un pourrait en faire un petit commentaire perso ? Merci.
J'ai trouvé deux photos.
-Voici Okidok par Denis GREGOIRE : c'est un tirage réalisé avec la technique de la gomme bichromatée.


-Gordon WAR est un artiste touche-à-tout. Cette photo est celle choisie pour sa communication de l'expo.





La troisième photographe se nomme Christelle VANWOLLEGHEM.

Maison de la Culture - Tournai - Espace Bis du 4 mars au 4 avril 2011

Le dompteur Amedeo GERARDI

Ce malheureux dompteur a fait l'actualité en 1968. Un commentaire de photo me le fait découvrir dans un "vieux" PARIS MATCH (n°989 du 23/3/1968). Bien sûr, c'est un épisode connu des anciens amateurs de cirque. Pour ma part, c'est la photo qui m'a interrogé. Quel comportement aurais-je si je me trouvais dans un spectacle où un événement de ce genre se passait ? Stupeur et/ou affolement jusqu'à ne pas déclencher ? Que faire réellement pour apporter une aide ? Ne rien faire du tout pour laisser agir les personnes responsables.
Si les risques d'accident sont rares, ils ne sont pas nuls.
Voici la photo.
Elle est signée Maurice ROBINARD (je n'ai rien trouvé le concernant). Il était accompagné de Claude LAMBALLE. Tous deux étaient journalistes à La République du Centre. C'est un blog qui le raconte (ecoledecirque11.over-blog.com). L'information est détaillée, semble-t-il, dans le n°68 du Cirque dans l'Univers.
Voici ce qui s'est passé :" A Versailles, sur la piste du Cirque Rancy, le dompteur Amedeo Gerardi est monté à califourchon sur le dos du lion Poulito (4 ans, 280 kg), lui-même en équilibre sur deux tabourets. Un tabouret bascule, le lion tombe à la renverse et s'affole. De ses crocs et de ses griffes, il laboure le ventre et la cuisse de son dompteur. Les six autres lions bondissent à la curée. Les gens du cirque arracheront de justesse aux fauves le dompteur grièvement blessé" (texte de Paris-Match).
Je trouve l'épilogue sur le blog :"Amedeo Gerardi, blessé à l'artère fémorale, était diabétique. Il décèdera cinq jours plus tard des suites, d'une gangrène de la jambe à l'origine d'une septicémie. Jean Michon le remplacera dans la cage du cirque Rancy".
Cette photo et trois autres du dompteur Gerardi se trouvent dans le livre La merveilleuse Histoire du Cirque d'Henry Thétard, dans le chapitre complémentaire de L.-R. Dauven, pages 560-561, où l'auteur rappelle l'épisode du 13 mars 1968. Sur la dernière photo, Amedeo Gerardi s'est relevé, il sourit.

mardi 15 mars 2011

Inigo BERISTAIN, photographe espagnol

Découvert dans la revue EXIT (déjà citée), le site de ce photographe encore jeune (1973) nous permet de découvrir les différentes facettes de son travail et ses sujets d'inspiration.
Justement, beaucoup d'images intéressantes, mais des styles très très différents : du reportage dont des paysages documentaires (que j'apprécie) à des photos volontairement bougées ou floues qui peuvent correspondre à des discours conceptuels d'illustration précis (qui me laissent plutôt froid).


Evidemment, présenter 2 photos ne donne pas une idée du travail de ce photographe. Découvrez vous-même ses différentes séries pour vous faire une opinion plus précise.
Il s'est intéressé au Cirque. Sa série s'appelle "derrière le rideau". Dans ces moments d'attente où il n'y a pas grand monde près du chapiteau, où les artistes sont dans leur caravane... Mais, c'est à mon avis très inégal. On ne sent pas de style ou de manière personnelle qui permettrait de donner une vision originale du sujet. Les documents ci-dessous apportent malgré tout des informations (sans qu'on sache de qui il s'agit ni de quel endroit). Les spécialistes du Cirque espagnol auront peut-être des réponses.


dimanche 13 mars 2011

Le cirque-toupie

Cette photographie insolite est fournie par Google qui nomme ainsi l'image.
Elle a été prise en 2010 à St-Petersburg (Floride - USA).
Quelqu'un connaît-il ce cirque aux chapiteaux bien particuliers ?

Quelques informations reçues : pas de doute, il s'agit bien  du CIRQUE DU SOLEIL.
mais tout le monde n'est pas d'accord sur le lieu... ni peut-être le spectacle ! Pas grave.
Merci les copains d'avoir répondu. (16/3/2010)

Nancy WILSON-PAJIC, plasticienne

La première fois que j'ai vu les images de Cirque de Nancy WILSON-PAJIC (1941), j'avoue n'avoir rien compris à sa démarche et assez détesté la représentation qu'elle donnait du Cirque. Aujourd'hui, je n'apprécie pas davantage mais je crois que j'ai tout compris !!!
Cette artiste est plasticienne, ce qui semble vouloir dire que son oeuvre est multiple. Pour faire bien, on dit polymorphe : elle utilise toutes les techniques, elle expérimente (peinture, sculpture, dessin, photo, projections sonores et écrites, installations) pour sa recherche. Connaître sa démarche est essentiel pour comprendre.
Au début des années 70, un peu activiste féministe, elle se penche sur les problèmes d'identité de la femme "pour transmettre une image positive de l'expérience féminine". Utiliser les techniques photographiques anciennes est un moyen de retrouver les gestes ancestraux, de les valoriser en même temps que l'oeuvre est une forme de réponse au rôle de l'art dans le contexte social de l'époque. C'est un peu pour cela que j'ai un peu l'impression que le Cirque est un modèle plutôt aléatoire dans ce type d'exercice. Mais voilà, c'est le Cirque qui a été choisi...
Si vous savez maintenant ce qui est nécessaire pour réaliser un tirage avec la technique de la gomme bichromatée, vous comprenez pourquoi l'effet est ainsi, assez cotonneux, d'autant plus que le papier est un Rives qui n'est pas lisse.
Le livre PARADE publié par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône reproduit 19 images de cette série Cirque.
L'importance de Nancy WILSON-PAJIC tient aussi au fait que dans les années 70, elle avait l'originalité de réactualiser cette technique délaissée.
Comme elle sut, dans les années 80, réaliser des photogrammes de grande taille en cyanotypie avec des robes de Christian Lacroix. C'est aussi cela le génie artistique.
Pour illustrer cette technique, j'ai trouvé ce photogramme en cyanotypie d'une robe (?) du couturier Alexander Mc Queen. Il faut dire que c'est assez remarquable.

samedi 12 mars 2011

Des procédés anciens en photographie

Avant d'écrire le prochain article, je trouve utile de rappeler qu'au milieu du 19e siècle des "savants" ont expérimenté des techniques n'utilisant pas les sels d'argent jugés trop fidèles pour reproduire ce qui était photographié. Ils voulaient conserver la démarche du peintre qui intervient avec ses pinceaux, des couleurs et d'autres produits chimiques. Est ainsi né ce qu'on a appelé le pictorialisme.
Deux techniques ont été mises au point :
-la gomme bichromatée
-la cyanotypie
Ne connaissant rien à ces techniques, je vous conseille de rendre visite au site d'Erick MENGUAL qui les pratique depuis fort longtemps et surtout les explique à merveille.
Pour illustrer, voici deux photos d'Erick MENGUAL : paysage en gomme bichromatée et étude de ciel en cyanotypie. Merci à l'auteur.

Tout à fait en dehors de ces deux techniques, j'ai besoin de rappeler qu'on réalise un photogramme en posant sur une surface sensible des objets qui laisseront leurs traces après insolation.

Tina MERANDON, photographe

C'est souvent le cas : une photo donne envie d'en savoir davantage sur son auteur.
Concernant Tina MERANDON (1963), c'est cette image (peu naturelle) de Gino Fratellini qui a déclenché mon "investigation".

Dans les années 90, Tina MERANDON a exposé des images noir et blanc de cirque (un catalogue a été publié : introuvable ?). Photos argentiques travaillées - avec surimpressions comme ici. Le concertina explosé de Gino crée toute l'ambiance surréaliste de la scène. A noter "la figure sur la piste" - elle a été supprimé sur une autre reproduction que j'ai vue. Serait-il le signe que chaque tirage présente des différences et certifie son originalité ?
Une autre photo de cette période ( la femme autruche) confirme la pratique des expositions multiples.
Tina MERANDON est surtout photographe portraitiste. Ses portraits pour le journal Le Monde (vers 2005) de personnages politiques et du monde des affaires ont été particulièrement remarqués. 
Interview pour LINTERNAUTE où elle raconte aussi la pratique mise en oeuvre pour la prise de vue (le lien direct n'est plus activé mais vous pourrez peut-être trouver cette page) : "Le journal ne souhaitait pas montrer une image complaisante mais un portrait différent de ce qu'on peut voir d'ordinaire, pour percer la carapace de ces personnages et retrouver leur côté humain".
 Laurence Parisot - avant son élection à la présidence du MEDEF

Dans son travail personnel récent, Tina MERANDON met en avant les corps dans ce qu'elle appelle "un rapport à l'espace, très physique, très tendu". Ce sont des confrontations face à face dans ce qui ressemble à des luttes, des mouvements dansés voire des mains à mains. Voir dans ces chorégraphies une signification sociale ou politique est un peu un bla-bla intellectuel qui fait vendre... et qui n'enlève rien à la qualité des photographies.

Vous découvrirez l'univers de Tina MERANDON sur son site :
Les tirages (de grande taille - 1 m de côté) sont réalisés en digigraphie.

A noter la parution d'un ouvrage : ESCAPE aux éditions Diaphane (septembre 2009 - 18 €)

REPONSES PHOTO, ma revue

S'il m'arrive d'acheter, à l'occasion, une des revues photo qui paraissent, c'est REPONSES PHOTO que j'attends chaque mois avec une impatience certaine. Non pas que je sois un fan du noir et blanc (voilà dix ans que je n'ai plus de labo), mais j'y trouve régulièrement 50% de pages qui m'apportent de l'information, de la réflexion, du plaisir. Ce qui est quand même pas mal.
Le n° 229 d'avril est paru.
En fait, il y a, sans jeu de mots, réponses à des interrogations personnelles concernant la technique photo.
Par exemple, dans ce numéro, l'article sur les cartes mémoire SD et Compact Flash, une analyse des livres photo Cewe que je ne connais pas car je fais confiance à Matisseo, une expérience d'interprétation en tirages noir et blanc d'images couleur.
Mais aussi de l'information avec la rubrique Nouveautés en livres-photo, le nouveau matériel que je survole s'il ne s'agit pas de Nikon... Et du plaisir avec les portfolios qui permettent la découverte de nouveaux auteurs talentueux (et il y en a beaucoup) et de prendre du recul pour apprécier encore les photographes bien connus (pour moi). Evidemment (aussi dans ce numéro) la double page de bonne humeur de l'ami Pierre LE GALL avec ses photos de mains baladeuses...
Et plein de petites choses à glaner ici et là.
La première page que je lis est le "bloc-notes" de Jean-Christophe BRECHET. Même si souvent ce bonhomme m'agace (dans ses commentaires de livres photo), je dois dire que cette page de "bloc-notes" un peu perdue entre les expositions et les concours tape juste où cela fait mal. Son analyse est généralement très pertinente : dans ce numéro, son texte sur les digital natives (les jeunes nés avec le numérique) est terrifiant dans ce que nous appelons l'inculture (par rapport à la nôtre) et tellement vrai qu'on voit mal comment concilier nos générations dans des valeurs communes.
Le FUJI X100
Il va falloir attendre un mois pour connaître (dans le numéro 230 de mai) les premiers tests de cet appareil tant espéré. Sera-t-il à la hauteur de nos désirs ?

jeudi 10 mars 2011

Erik JOHANSSON, jeune photo-retoucheur de talent

Aujourd'hui même, un ami me racontait un "shooting" d'artistes de cinéma : les photos de la prise de vues arrivent instantanément dans l'ordinateur du photo-retoucheur qui fait le choix, apporte immédiatement les corrections (couleurs, défauts...) pour faire valider, à la fin de la séance, les photos pratiquement prêtes à l'emploi.
Le photographe devient une sorte de presse-bouton dont les images sont la matière brute pour toutes les transformations voulues.
Les photo-montages sont à la mode : il suffit de regarder les titres de toutes les revues de photo numérique. Depuis toujours, les trucages des photo-monteurs, photo-retoucheurs et pourquoi pas, photo-manipulateurs existent. C'est tout simplement à la portée de tout le monde aujourd'hui. En réalité, je trouve cela très intéressant. 
Pour l'instant, revenons à ce jeune homme, Erik JOHANSSON, (Suédois d'origine, 25 ans environ), qui est déjà considéré comme un spécialiste renommé. La photo suivante est édifiante. Tant qu'il s'agit de publicité et non pas de document, la pratique est acceptable et fait gagner du temps même s'il y a sans doute un énorme travail sous photoshop...
Quand je vois une telle image, je me rends compte que le garçon est très compétent, mais en même temps je ne peux plus jamais croire à la véracité de ce qu'il y a sur les photos. Ce qui est anodin et pas grave s'il s'agit d'art ou d'illustration sans autre conséquence que commerciale, mais ce qui peut être effrayant lorsqu'il est question de manipulations.
Quoi qu'il en soit, le montage photographique que j'appellerai artistique fait preuve d'une créativité louable. En dehors d'intriguer, de faire sourire le spectateur, il peut (je dirais : il devrait) avoir du sens. Ceci me paraît essentiel.
Vous irez faire un tour dans les galeries d'Erik JOHANSSON www.alltelleringet.com , pour vous rendre compte si vous êtes sensible à ses créations, si vous appréciez son humour ou si une quelconque inquiétude vous touche... Voici quelques-unes qui ne me laissent pas indifférent.

Vous voudrez peut-être laisser un commentaire...

mercredi 9 mars 2011

Feuilleter mes 3 derniers livres...

N'oubliez pas que mes livres concernant LE CIRQUE ne sont tirés qu'à 60-70 exemplaires, ce qui correspond aux acheteurs éventuels aujourd'hui. Ils sont numérotés, ce qui permet de confirmer leur tirage. Ils sont vendus prix coûtant parce qu'ils sont déjà suffisamment cher ainsi. Mais, je le dis bien haut, ce sont des livres très bien imprimés (par MATISSEO.COM que je remercie encore pour la qualité). Il est d'abord question de se faire plaisir et de le partager, non pas avec des clients, mais avec des amis (je connais plus de 80% des acheteurs de ces livres). 
Si ce blog peut me faire connaître d'autres amateurs, tant mieux. Je vois qu'il y a déjà des visiteurs d'une quinzaine de pays. Mais la technique d'édition numérique utilisée peut se satisfaire de quelques amis, sans que cela porte à conséquence.
Le but du message d'aujourd'hui est de permettre à ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de connaître les autres blogs de découvrir ces trois livres ensemble et d'avoir quelques repères... pour éventuellement se procurer ceux qui sont encore disponibles.
Vous pouvez m'écrire à cette adresse mail :
yvon.kervinio@orange.fr
Pour commander un livre, voici l'adresse :
L'AVENTURE CARTO
13 rue du château de la garenne
56410 ETEL - France


Les livres étant épuisés, je modifie une partie de ce message le 11 octobre 2012 en supprimant ce qui n'est plus d'actualité.





Sur le fil à Yosemite Valley

Dean POTTER est considéré comme un des  grimpeurs les plus performants aux Etats-Unis (vous savez ceux qui grimpent à mains nues les falaises). Il a été photographié ici entre deux pitons rocheux à Yosemite Valley par Jeffrey A. Cunningham (www.jeffreyacunningham.com) dans un exercice de funambulisme.
Dans ses performances de funambule, Dean POTTER a la particularité de sauter en parachute en cas de déséquilibre (ce qui n'est pas sans danger car la distance au sol est courte) au lieu de s'attacher au câble.
Sur cette photo, ni parachute ni attache apparente mais la distance n'est que de 100 pieds soit un peu plus de 30 mètres.
Je sais qu'aujourd'hui, sur le fil, les exploits les plus étonnants ont lieu fréquemment mais quel bel athlète quand même !