jeudi 27 février 2014

A CIRKUSZ, livre de Sebastian SARDI

A CIRCUSZ (un cirque) est le titre du livre de Sebastian SARDI. Ses parents, migrants hongrois, se sont installés en Suède où est né le jeune homme (1983). Ni Hongrois, ni Suédois, il se cherche.
En 2007, il commence un travail photographique sur le cirque. Il vivra l'itinérance des cirques suédois (Wictoria, Maximum, Madigan, Brazil Jack). "Au cirque, dit-il, le déracinement crée un sentiment de communauté, c'est une sorte de grande famille".
"Je veux montrer ce à quoi vous n'assistez pas, la chaleur, l'amitié, la communauté, l'atmosphère, le dur labeur, la liberté... L'objectif n'est pas de montrer les performances ou les spectacles."
Cela dit, l'initiative est intéressante et nous avons une description et des portraits en extérieur chargés d'humanité. Mais à mon goût, la technique, qu'elle soit purement photographique (énorme grain) ou d'impression (papier mat un peu poreux) et les choix de mise en page ne rendent pas le produit attractif.
Format 13,8 x 14,4 cm, 94 photos sur 192 pages.

Sur le site de Sebastian SARDI (www.sebastiansardi.com ) quelques photos avenantes donnent envie d'en savoir davantage.




On peut trouver ce livre auprès de Leendert Bedijn, BECOM, P.O.Box 80, 2200 AB NOORDWIJK, Pays-Bas  (info@circusbooks.eu)

Le 7 mars 2014 :
Très amusant !
Je ne connaissais pas LA FAMILLE TOMOVI quand j'ai mis en ligne cet article.
En photo 2, c'est Yvan TOMOV et en 3, sa fille, Stiliana TOMOVA que j'ai rencontrés hier après-midi au CIRQUE EDUCATIF, à Sin Le Noble. Des photos viendront bientôt.

mercredi 26 février 2014

Harpe celtique : MARIANNIG LARC'HANTEC

Une belle mise en page pour une affiche... à partir d'une mes photos de Mariannig.
Dans les années 90, je me suis intéressé aussi à la musique traditionnelle bretonne.
Concernant la conférence, toutes les informations sont très lisibles sur l'affiche.
Si le sujet vous intéresse...

samedi 15 février 2014

Francesca TORRACCHI, photographe

Francesca TORRACCHI est une jeune Italienne d'origine toscane qui vit aussi dans le sud de la France.
Elle pratique la photographie depuis 2005.
La découverte d'une de ses photographies sur le thème du CIRQUE dans la revue REPONSES-PHOTO qui vient de paraître (n°264 de mars 2014) m'a donné envie de la rechercher sur le net.
Justement, dans les galeries qu'elle présente sur son site, il y a 2 séries CIRQUE. Ce qui n'empêche pas de découvrir ses autres sujets de travail, notamment de bonnes correspondances en photos de rue.
www.francescatorracchi.book.fr/ , son site vous permettra de mieux la découvrir.
En attendant, voici quelques photos -travaillées- soit en couleur (Cirque Royal de la famille Kerwich), soit en noir et blanc (chez Arlette Gruss).

Le Grand Cirque Royal





Ces photos portent la griffe VOGUE Italie : il semblerait que ce magazine accueille de nombreux reportages de photographes. Sont-ils publiés ? 

Cirque Arlette Gruss




Mise en page et ajout de "bulles" sont facteurs de créativité. Arlette Gruss, c'est bien entendu le "rêve éveillé !".


samedi 8 février 2014

LE CHEVAL BRETON et le photographe BERNARD CORNU

C'est ce qu'on appelle avoir de la suite dans les idées ou bien remettre son coeur à l'ouvrage. L'ami Bernard a eu raison de replonger dans l'univers du cheval breton pour se rendre compte où en sont les éleveurs malgré le désengagement de l'Etat dans les Haras nationaux.
Il s'agit ici d'une passion et chez les éleveurs et chez Bernard CORNU qui a mené cette aventure photographique.
Un peu de souvenirs concernant notre collaboration à la fin des années 80.
Nous avions commencé, chacun de notre côté, dans ces années 80 un travail photographique sur le sujet. Ce qui voulait dire, rencontrer des éleveurs (il y avait Marcel Donias près de chez moi, à Quistinic), voir le cheval au travail et participer aux concours où ils étaient présentés et classés selon des critères très spécifiques.
C'était ma première grande édition de livre avec L'AVENTURE CARTO. A l'époque nous avons été très satisfaits du produit fini et de sa commercialisation qui a été une réussite (à notre niveau).
Un fin connaisseur du sujet (Patrick HERVE) avait écrit le texte (traduit en breton par Job ABASQ). Le livre est épuisé.

Bernard a eu envie de refaire le sujet, en quelque sorte, un peu plus de vingt ans plus tard. Ce livre s'intitule LE CHEVAL BRETON DANS TOUS SES ETATS.
Il s'agit vraiment de tous ses états. De la vie à la ferme aux concours, des travaux multiples et parfois retrouvés qui constituent son activité, notre cheval breton, trait ou postier est très photogénique.
Comme textes, Bernard a retranscrit des interviews très sympathiques et chaleureuses d'éleveurs amoureux de leurs compagnons.
Quelques images du livre pour illustrer :



Noter que ce livre est édité par Grand West (Editions Pascal Galodé - Saint-Malo).
Il est commercialisé au prix de 30 €. www.pascalgalodeediteurs.com pour connaître les productions de cet éditeur de Bretagne.

vendredi 7 février 2014

Le GARAGE, galerie photo de RICHARD MENANT

C'est à Cherbourg qu'il faut aller pour rencontrer Richard MENANT, photographe.
Il a aménagé dans son garage une galerie photographique où il expose ses images et celles d'autres photographes... quand il n'est pas en voyage. C'est LE GARAGE.




                                                                                                        photo Ouest-France
Ce garage se veut être un lieu de rencontres, d'élaboration de projets, un lieu de débat d'idées et d'échanges construit pour ceux qui le fréquentent.
120 Rue du Bois à Cherbourg-Octeville - 06 12 44 08 06

Ceci dit, le dernier travail photographique de Richard en Thaïlande est absolument passionnant. Il s'appelle THAÏLAND TIMES.
On peut le découvrir jour après jour sur son site www.rmviet.jimdo.com/
Je vous le conseille vivement si la vraie photographie de voyage vous dit.

Richard écrivait, en janvier 2011 (il aurait pu l'écrire cette année !) :
Je vais bientôt repartir en voyage. Pour de nouvelles images. Parce que ma boulimie d'enregistrement de visages, de sourires, de postures et de situations m'apaise.
J'ai besoin des gens et mon alibi est de les photographier. Seulement ceux qui m'intéressent, les humbles, les comme moi, sans nom, sans importance dans le concert cacophonique des égos, de l'art spectacle misérable, des médias et de la politique absurde qui nous étreint. Essayer de créer du sens. Et qu'il y ait rencontre, échange, image, plénitude.
Noir et blanc".


mardi 4 février 2014

FIGUERES 2014 : avant...

Le Festival 2014 se prépare activement (20-24 février)
Cette année, à nouveau, ce sont les chapiteaux Medrano qui sont montés sur la place de la foire. Deux grands parkings attenants permettent de se garer facilement.

Sur le site du festival, www.festivaldelcirc.com/fr/artistes_2014/ vous pourrez retrouver les photos des artistes invités. De belles découvertes sont promises.
Voici les 2 programmes :

Figueres, c'est comme si vous alliez à Perpignan !
Prix des places :


Les 3 jurys :



Rencontres, spectacles, librairie, découvertes touristiques. Un grand bonheur nous attend.
Voici les nouveaux livres que CIRCUS ARTS FOUNDATION a produit pour les présenter au Festival.
Après Alberto OLLER l'an dernier (FotoCirco 1)


voici 2 nouveaux FotoCirco - 2 et 3 : heureuse initiative qui permet d'avoir une idée concrète du cirque espagnol des années 60-70 avec les archives de Josep VINYES et de VILLAR. Chaque ouvrage est tiré à 70 ex. par MATISSEO, c'est dire la qualité d'impression des livres. Vente exclusive sur place.


Noter que le photographe Alvaro Castellano dit "Villar" fait partie du jury Image (voir plus haut)
A la librairie seront aussi présentés les deux albums des festivals précédents :








samedi 18 janvier 2014

Ed Van der ELSKEN, photographe

Je viens de découvrir l'existence de ce photographe, Ed Van der ELSKEN (1925- 1990) par le livre publié en 1981 : PARIS ! Photos 1950-1954 (Ed. Booking International).

Couverture aguichante qui n'a pas grand chose à voir avec le contenu.
Livre très intéressant qui permet de connaître les débuts photographiques de ce photographe néerlandais débarquant à Paris après guerre (1950). Il raconte, à la première personne, les épisodes des premières années de sa vie dans notre capitale.
Autoportrait

Il trouve du travail au labo Pictorial Service où il rencontre Ari Kando (réfugiée hongroise avec trois enfants). Ils se mettent en ménage mais Ed quitte Picto pour photographier Paris : la rue, les clochards...
Vendeuse de billets de Loterie

Avaleur de sabres

Pour gagner sa vie, errer dans les rues à la recherche d'images intéressantes ne suffit pas. Sa bonne étoile le fait rencontrer le rédacteur en chef de l'Album du Figaro, genre de magazine comme Vogue, à l'époque. Quelques piges lui font découvrir le travail en studio (mode, personnalités), mais comme il dit :" J'avais toujours photographié les gens de la rue, les pauvres, les laissés-pour-compte...[ce bon monsieur] a fini par comprendre que nous n'étions pas faits pour rester ensemble".
Et le voilà qui rentre à MAGNUM. "Au début, j'ai eu droit aux restes, à tout ce qui ne les intéressait pas. [...] J'ai fait un important reportage sur le Guide Michelin pour un magasine américain, [...], j'ai dû couvrir la première du Lido sur les Champs Elysées. En fait, je trouvais ce genre de travail complètement débile (même si photographier les plus jolies filles du monde, une bouteille de champagne sous le nez, n'est pas vraiment un sale boulot !"
Reportages alimentaires (mode pour le magazine hollandais Margriet, Nuit de Montparnasse, Kermesse aux étoiles, courses cyclistes...)
"Je crois qu'on peut dire que nous étions pauvres. On se crevait au boulot mais on arrivait juste à joindre les deux bouts. Ata travaillait encore encore plus dur que moi, le ménage, les gosses, le métro au petit matin pour aller bosser au labo. Moi aussi, je travaillais dur, mais en artiste libre, faisant mes photos au hasard de mes errances et de mes rencontres dans les rues, photographiant à Saint-Germain des Prés ma petite bande de marginaux en révolte. Grâce à Ata qui trimait et faisait bouillir la marmite, j'ai pu me consacrer à mon travail d'artiste". Les photos familiales de cette période restituent bien l'univers plus que modeste dans lequel la famille vivait.
Le travail photographique d'Ed Van der ELSKEN retenu par l'histoire est son reportage réalisé sur une petite bande de jeunes marginaux désabusés, en rupture de société quinze ans avant 68. Ed dit : "Sombres, déçus, sans avenir, repliés sur eux-mêmes, ils étaient en révolte contre le monde extérieur, la société, les autres. Des années, j'ai continué à graviter autour d'eux, à faire partie de leur bande..." Avec suffisamment de distance pour réaliser des milliers d'images. L'égérie de cette troupe, Vali Myers (1930-2003), une beauté d'origine australienne raconte :"Les kids qui ont survécu, tu les comptes sur les doigts d'une main. C'était dur et rude, un monde sans illusions. C'étaient des enfants déracinés venus de tous les coins d'Europe. Beaucoup n'avaient ni toit, ni parents, ni papiers. Pour les flics, leur statut légal, c'était celui de vagabonds. [...] On vivait dans la rue, les cafés comme une bande de chiens bâtards. [...] On se débrouillait toujours pour avoir du gros vin et du hasch d'Algérie".
C'est ce reportage qui à été présenté à Paris (Galerie Vu) l'automne dernier.








La fin de ce séjour parisien est marqué par le retour à Amsterdam dans de bonnes conditions. Pour la suite, il faut chercher les infos sur le net. Ed Van der Elsken a continué un travail de reportage, publié et réalisé de nombreux films documentaires.
Voici un portrait de l'artiste en 1988.

Une lecture de sa page Wikipedia complétera ce portrait et fera comprendre qu'il fut un photographe important.




jeudi 16 janvier 2014

Jean-Paul MICHEL : souvenir

Dans le journal de Gilles-Henri POLGE (voir article précédent), je découvre l'annonce de la disparition de Jean-Paul MICHEL, acrobate sur monocycle, au mois de décembre.
J'ai eu l'occasion de le voir en piste au moins deux fois : sous le chapiteau du Cirque Zavatta Fils en 1993, et en 1997, chez Joseph Bouglione.
J'ai conservé cette modeste photo prise chez Zavatta.

Le réalisateur de documentaires humanistes, François Rosolato, a réalisé deux films pour comprendre la personnalité de Jean-Paul Michel dans la poursuite de son rêve : en effet, ce fils de paysans a commencé tout jeune à s'entraîner sans faiblir dans sa ferme sous l'oeil bienveillant de ses parents.
Le premier film, Jean-Paul Michel (18 mn en 1990), participa à des festivals et fut présenté sur Canal+.
Le second film, Le rêve de l'acrobate (26 mn x2 en 1999) a été réalisé pour FR3.
Je ne les ai pas vus mais il semble bien que la question que se pose le réalisateur est de savoir si l'artiste considère avoir réussi sa carrière d'acrobate.
Image d'accompagnement du second film

Pour terminer, retour à Gilles-Henri POLGE où, dans son cliché, l'éclairage du Cirque d'Hiver sculpte l'homme et sa machine. Salut, l'artiste.



Blog de Gilles-Henri POLGE : superbe galerie d'acrobates

Si vous aimez regarder de la bonne photo de cirque, il faut absolument faire un tour sur le blog (le Journal) de Gilles-Henri POLGE : ghpolge.typepad.com/blog/acrobates/
En décembre, il y a publié quelques petites merveilles argentiques en noir et blanc.
Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici quelques icônes, comme on dit. En tout cas, des moments très forts enregistrés avec une technique parfaitement maîtrisée.




Les amateurs auront reconnu, dans l'ordre, Iuri Alexandrov, Paolina Folco et Pascal Angelier.