Si vous aimez la photographie en général, vous savez sûrement que Warren RICHARDSON a réalisé un reportage sur les migrants passant la frontière serbo-hongroise. L'une de ses images a reçu le grand prix.
Il l'a intitulée L'espoir d'une nouvelle vie.
Il faut saluer le travail de ces photographes qui oeuvrent dans des conditions difficiles pour qu'on n'oublie jamais qu'à quelques centaines de kilomètres de notre tranquillité les drames sont permanents.
L'excellente revue photo Réponses photo publie dans son numéro 289 daté Avril 2016 une interview de Warren Richardson. Nous y découvrons quelques informations sur les conditions de prises de vues : nuit claire avec pleine lune et vent qui fait bouger les barbelés, 24 mm, 6400 ISO, boîtier Canon 5D, mise au point manuelle... La technologie photographique actuelle permet ce qui était impensable il y a quelques années.
Voici aussi l'occasion de découvrir le travail photographique de Warren Richardson sur son site : ICI. Vous y verrez ses reportages noir et blanc sur
-la crise des réfugiés en Hongrie (notamment des prises de vues en pleine nuit, sans flash, bien sûr)
-l'addiction à la drogue en Norvège
-les armes de guerre au Laos
-les sans-abris...
C'est très fort et très violent dans le contenu.
samedi 5 mars 2016
jeudi 3 mars 2016
5e Festival de Cirque de Figueres "Elefant d'Or" 2016
Le 5e Festival international de cirque de Figueres 2016 est appelé maintenant "Elefant d'Or". Il s'est déroulé dans cette ville de Catalogne, tout près de la frontière française, du 25 au 29 février 2016.
Gros succès : toutes les séances (14 au total) ont fait le plein. Soit 30 000 spectateurs environ.
Etant donné une programmation de haut niveau mise en place, on peut dire que l'objectif d'en faire l'un des plus grands festivals de cirque d'Europe est gagné. En tout cas, c'est certainement le plus novateur dans le sens où les artistes que nous avons pu voir sont inconnus sur nos terres d'Europe occidentales.
Cette réussite est le résultat du travail et des compétences de son géniteur, Genis Matabosch, qui a su mettre en place des équipes singulièrement performantes autour de lui.
Le voici ci-dessous en conférence de presse TV.
Vous vous doutez certainement qu'on oublie souvent de parler de ce qui n'a pas fonctionné convenablement - indépendamment d'ailleurs de l'organisation.
En effet deux numéros n'ont pas pu être présentés :
- le matériel des funambules nord-coréens de Pyongyang n'a pas été débarqué. L'hypothèse d'un blocage volontaire des autorités espagnoles peut être envisagée en raison des sanctions internationales qui concernent la Corée du Nord. Ce qui est dommageable pour l'art du cirque peut être justifié sur le plan politique.
- le nouveau cheval de la Bielorusse Anastasiya Yeukhimenka n'était pas suffisamment entraîné pour supporter l'acrobate faisant du houla hoop debout sur son dos. Une chute dès la première séance. Explication : l'artiste a récemment quitté la compagnie où elle travaillait et celle-ci a conservé le cheval qui lui appartenait. Mais vous verrez quelques photos car j'étais présent à la première séance.
Il restait quand même 22 numéros présentés en 2 spectacles : le Bleu et le Rouge.
La soirée de gala baptisée Or regroupait le meilleur et évitait quelques redites.
Ci-dessous, l'intérieur du chapiteau marqué par ses deux couleurs.
Je faisais partie du jury Image. En ce sens, la lumière est capitale pour la réussite des photos et le rendu des numéros sur la piste.
Si globalement les artistes sont convenablement éclairés, je peste personnellement pour la pollution visuelle de tous ces faisceaux lumineux en arrière-plan qui restent visibles et qu'il est pratiquement impossible d'éliminer des photos.
La fumée sensée leur donner de la matière reste en place et n'est pas du meilleur effet. Mais c'est un problème que les photographes rencontrent fréquemment au cirque.
Le jury de l'image a choisi de récompenser le numéro des Mongoles, "Swan Lake", le Lac des Cygnes, quatre contorsionnistes au rythme de la musique de Tchaikovsky. Classique mais très bien fait.
Les voici avec Ederne Nergui, le président du Centre de développement du Cirque de Mongolie.
Pour lire le maximum d'informations sur les artistes du 5e Festival, passer sur l'autre blog ICI.
jeudi 18 février 2016
Double-page dans le programme-papier du Festival de Figueres 2016
Ce sont des images publiées dans l'album du Festival 2015.
Cet album sera en vente à la librairie du Festival.
jeudi 11 février 2016
"Nature Photographers" : Rencontres exceptionnelles
Un ami vient de me communiquer un dossier qu'on peut dire exceptionnel de rencontres entre les photographes de nature sauvage et les animaux qu'ils photographient. Amusant, émouvant, dangereux.
Je n'en connais pas l'origine mais il est probable que cette collection vient de la revue américaine "Nature Photographers".
Je n'en connais pas l'origine mais il est probable que cette collection vient de la revue américaine "Nature Photographers".
mercredi 3 février 2016
Frédéric CORNU, photographe
Je connaissais ce photographe pour son travail réalisé il y a 25 ans sur les Charitables, une confrérie du Nord qui porte les morts en terre et aide les déshérités (entre autres).
Mon ami Roland vient de m'offrir le dernier livre de Frédéric CORNU (Balnéaires), sachant que ses portraits me feraient sûrement réagir.
C'est effectivement l'envie de mieux connaître son travail photographique et de vous le faire partager qui m'est venue. Un tour sur son site a été indispensable : www.frederic-cornu.com.
Avant de vous parler du livre, il me semble intéressant de faire le tour des sujets qu'il a travaillés.
-Les Charitables de Béthune
-Cours : les courées dans l'habitat collectif lié à l'industrie textile (portraits et décors)
-Délivrance : c'est le nom d'un quartier de cheminots à la périphérie de Lille (portraits et habitat)
-Frères Humains : moines et moniales cisterciens (portraits)
-Balnéaires : sur la plage (portraits)
-Jardins d'enfance : l'atelier de menuiserie de son père (objets)
-Anti-stars : 20 équipes corporatistes (portraits)
-Sportifs : le sport à Valenciennes (portraits)
-Boîtes : enseignes commerciales et portraits
-Chroniques partagées : le train de Bamako à Dakar (portraits)
-Des clics et des classes : au collège (portraits et lieux)
-Uniformes : reconstitutions militaires (portraits)
-IGN 26050 : son territoire (lieux et portraits)
A coup sûr, Frédéric CORNU (1959) est avant tout passionné par le portrait qui permet les rencontres multiples. Il photographie les personnes en plan rapproché (buste) ou en plan moyen (en entier), de face, sans concession, sans attitude. Le décor, s'il est visible, a du sens. Sinon, il n'y en a pas.
La première impression, c'est la rigueur dans la prise de vue et, il faut le dire, une froideur due à la neutralité de l'expression des modèles. Est-ce la personnalité de Frédéric CORNU ou une posture esthétique ?
Vu les sujets traités, j'aurais tendance à penser que ce gars-là a un coeur chaud. En tout cas, son travail est utile dans le sens où il enrichit ceux qui regardent ces visages inconnus. Enfin, si on aime les gens... "Frères humains qui après nous vivez... disait François Villon. Nous faisons aussi nos photos pour notre descendance.
Alors ces portraits de "Balnéaires" (photos du site de Frédéric CORNU).
Il y a ainsi 50 portraits, réalisés à des périodes différentes mais dans une composition rigoureusement identique.
Des phrases de l'écrivain Thierry Hesse qui signe la préface peuvent rester comme autant d'évidences :" Frédéric Cornu veut nous montrer des corps entiers : non plus quelconques mais pleinement singuliers, non plus instrumentalisés mais rendus à eux-mêmes [...] des corps compacts d'humanité dont le dehors, souvent ingrat, nous renvoie nos regards impudiques". Oui, nous avons là "des corps véridiques" qui "ne dissimulent rien mais nous rendent compte de labeurs substantiels dont ils ont conservé les traces, les marques ineffaçables, des scarifications qui ne sont pas seulement de l'âge". "Le corps humain [...] n'existe pas comme un lambeau de matière éclairé du dehors : il est un bloc d'histoire qu'illumine le dedans".
Je disais bien qu'il y avait un coeur "humain" dans le corps de Frédéric CORNU. Il en faut un pour manifester autant d'empathie pour ses semblables.
BALNEAIRES, 22 x 28 cm, 96 pages, 25 €, édition Snoeck Publishers
Contacter Frédéric Cornu par son site pour vous procurer le livre ou louer une exposition.
Mon ami Roland vient de m'offrir le dernier livre de Frédéric CORNU (Balnéaires), sachant que ses portraits me feraient sûrement réagir.
C'est effectivement l'envie de mieux connaître son travail photographique et de vous le faire partager qui m'est venue. Un tour sur son site a été indispensable : www.frederic-cornu.com.
Avant de vous parler du livre, il me semble intéressant de faire le tour des sujets qu'il a travaillés.
-Les Charitables de Béthune
-Cours : les courées dans l'habitat collectif lié à l'industrie textile (portraits et décors)
-Délivrance : c'est le nom d'un quartier de cheminots à la périphérie de Lille (portraits et habitat)
-Frères Humains : moines et moniales cisterciens (portraits)
-Balnéaires : sur la plage (portraits)
-Jardins d'enfance : l'atelier de menuiserie de son père (objets)
-Anti-stars : 20 équipes corporatistes (portraits)
-Sportifs : le sport à Valenciennes (portraits)
-Boîtes : enseignes commerciales et portraits
-Chroniques partagées : le train de Bamako à Dakar (portraits)
-Des clics et des classes : au collège (portraits et lieux)
-Uniformes : reconstitutions militaires (portraits)
-IGN 26050 : son territoire (lieux et portraits)
A coup sûr, Frédéric CORNU (1959) est avant tout passionné par le portrait qui permet les rencontres multiples. Il photographie les personnes en plan rapproché (buste) ou en plan moyen (en entier), de face, sans concession, sans attitude. Le décor, s'il est visible, a du sens. Sinon, il n'y en a pas.
La première impression, c'est la rigueur dans la prise de vue et, il faut le dire, une froideur due à la neutralité de l'expression des modèles. Est-ce la personnalité de Frédéric CORNU ou une posture esthétique ?
Vu les sujets traités, j'aurais tendance à penser que ce gars-là a un coeur chaud. En tout cas, son travail est utile dans le sens où il enrichit ceux qui regardent ces visages inconnus. Enfin, si on aime les gens... "Frères humains qui après nous vivez... disait François Villon. Nous faisons aussi nos photos pour notre descendance.
Alors ces portraits de "Balnéaires" (photos du site de Frédéric CORNU).
Des phrases de l'écrivain Thierry Hesse qui signe la préface peuvent rester comme autant d'évidences :" Frédéric Cornu veut nous montrer des corps entiers : non plus quelconques mais pleinement singuliers, non plus instrumentalisés mais rendus à eux-mêmes [...] des corps compacts d'humanité dont le dehors, souvent ingrat, nous renvoie nos regards impudiques". Oui, nous avons là "des corps véridiques" qui "ne dissimulent rien mais nous rendent compte de labeurs substantiels dont ils ont conservé les traces, les marques ineffaçables, des scarifications qui ne sont pas seulement de l'âge". "Le corps humain [...] n'existe pas comme un lambeau de matière éclairé du dehors : il est un bloc d'histoire qu'illumine le dedans".
Je disais bien qu'il y avait un coeur "humain" dans le corps de Frédéric CORNU. Il en faut un pour manifester autant d'empathie pour ses semblables.
BALNEAIRES, 22 x 28 cm, 96 pages, 25 €, édition Snoeck Publishers
Contacter Frédéric Cornu par son site pour vous procurer le livre ou louer une exposition.
lundi 1 février 2016
Thérèse LE PRAT, photographe
L'opportunité d'avoir sous les yeux l'édition de 1952 de son album Autres visages d'acteurs (Ed. Arts et Métiers graphiques) de Thérèse LE PRAT m'a permis d'apprécier sa recherche et de toucher le velouté des impressions hélio d'alors. Dans cet ouvrage de grande taille (28 x 37 cm), chaque portrait se trouve sur une feuille volante (pas de reliure). On comprend qu'il vaut mieux avoir quelques souvenirs de ces acteurs d'un autre temps pour être sensible à leurs expressions. Ces acteurs sont vêtus de leurs costumes de scène.
On dit qu'elle cherche à traduire des sentiments à travers l'expression de chaque acteur, le visage étant le reflet d'émotions profondes (gravité, mélancolie, recueillement).
On dit qu'elle cherche à traduire des sentiments à travers l'expression de chaque acteur, le visage étant le reflet d'émotions profondes (gravité, mélancolie, recueillement).
Louis JOUVET
Gérard PHILIPPE
Jean MARAIS
Danièle DELORME
Jean-Pierre MOCKY
Marcel MARCEAU
Maria CASARES
Thérèse LE PRAT a publié, deux années avant celui-ci, Visages d'acteurs. Par la suite, son travail se concentre sur les visages et les mains. En 1964, paraît Un seul visage et ses métamorphoses : 42 clichés d'un même acteur (le visage et ses maquillages).
Dans l'ouvrage Autres visages d'acteurs, elle écrit un texte fort intéressant où ses multiples interrogations d'artiste prennent le pas :
Avant :
-Leur visage me permettra-t-il de traduire les expressions qui me hantent ?
-Le regard sera-t-il aussi perdu qu'il le paraissait lorsque j'étais dans la salle et eux sur la scène ?
-Une subtile communion va-t-elle s'établir entre nous ?
Après :
-Le déclic aura-t-il été déclenché au moment de la perfection ?
-Quand le "visage" était-il vraiment lui ?
-La gravité recueillie n'est-elle pas devenue dureté ?
Etc...
Un infinie quête devant "le visage dont les reliefs et les enfoncements, comme disait Goya, traduisent tendresse ou douleur, dont les échappées du regard expriment parfois l'inexprimable que nous nous efforçons pourtant d'inscrire avec de la lumière".
Thérèse LE PRAT (1895-1966)
Thérèse Cahen épouse Guy Le Prat, un éditeur, en 1924. Elle devient photographe après son divorce (1930) mais garde le patronyme comme nom d'artiste.
En 1944, mariage avec Philippe Stern, conservateur du Musée Guimet.
Son intérêt capital pour le portrait commence en 1947 : elle prend les acteurs pour modèles.
vendredi 29 janvier 2016
Daido MORIYAMA, photographe
Cet article n'a d'autre but que de s'adresser à mes amis qui aiment la photographie. J'y reprends des informations trouvées dans mes lectures. But : essayer de se faire une idée de ce photographe original et quand même multiforme.
Daido MORIYAMA (1938) a beaucoup photographié le quartier de Tokyo où il habitait : SHINJUKU, très vivant, actif économiquement et très cosmopolite. On dit que ses photographies témoignent de l'évolution des moeurs dans le Japon de la deuxième moitié du 20e siècle (Wikipédia). Il aime s'y promener, prendre et reprendre des photos des mêmes endroits (ce qui montre à l'évidence l'évolution). C'est un chasseur d'images qui se définit lui-même comme un chien errant. Et ceci pendant près de cinquante ans !
On connaît ses photos en noir et blanc, aux contrastes très marqués et au grain visible. Il choisit des angles de vue originaux où il intègre différents plans où l'on trouve les inscriptions de la ville, les pubs, les reflets dans les fenêtres...
Il a publié toutes ses photographies dans des dizaines d'ouvrages, souvent en auto-édition.
Un photographe nommé Eric Kim publie un blog où il a analysé la manière de travailler et les choix esthétiques de Daido MORIYAMA. C'est très documenté et je vais reprendre les cinq points de son étude.
1. Il faut faire de l'appareil photo son esclave. Cela veut dire prendre des photos, beaucoup de photos. La photographie n'est pas l'appareil photo. Il utilise des compacts tout simples, sans réglage pour éviter que les gens ne détournent leur regard si vous les visez avec un reflex. "N'importe quel appareil est très bien, dit-il, ce n'est qu'un moyen de prendre des photos".
2. La célèbre photo du chien : "Je suis sorti de l'hôtel le matin pour faire des photos, le chien était juste là. J'ai immédiatement pris plusieurs photos. J'ai compris ensuite que ce chien était comme moi. Je suis un chien errant". Daido MORIYAMA erre dans les rues : " J'aime observer les gens dans les villes où il flotte toujours d'étranges parfums. J'adore me terrer dans les rues mystérieuses". Ces phrases sont extraites de films sur le photographe.
3. Il continue à photographier avec énormément de plaisir. "La qualité et le volume des désirs d'un homme changent avec l'âge. Mais le désir est toujours là, très réel. La photographie est l'expression de ces désirs. J'ai toujours senti que le monde est un espace érotique. Quand je marche, mes sens lui tendent la main". Et puis : " Chaque ville est une oeuvre d'art. Il y a encore des millions de choses qui méritent d'être photographiées".
Après 50 ans à marcher dans les mêmes lieux, il est toujours attentif à toutes les possibilités qu'offre la rue.
4.La grande majorité de son travail est en noir et blanc, pour l'esthétique sûrement.
"Le noir et blanc contient des éléments forts de l'abstraction ou du symbolisme. Et puis, il a aussi, pour moi, un côté érotique. Voir des photos noir et blanc au mur, lors d'une errance, me donne toujours une réponse viscérale".
Mais son intérêt pour la couleur augmente actuellement.
5. Est-ce que ces instantanés forment un auto-portrait de lui-même?
Daido MORIYAMA aime le terme instantané pour sa décontraction. On peut dire que c'est un état d'esprit général aujourd'hui où l'acte photographique fait partie des gestes quotidiens. L'instantané est la célébration de la vie qui montre chaque fois une partie de ce que nous sommes. "La photo permet de découvrir qui est le photographe. Quand je vois des travaux sombres et déprimants, j'imagine que le photographe a une vision cynique de la société. A l'inverse, ceux qui prennent des photos colorées et vives célèbrent la joie et la beauté. Et c'est sans doute eux-mêmes. Si je regarde mes photos, la majorité a tendance à être assez triste et déprimante. En fait, je hais le consumérisme, le monde de l'argent...".
Exposition à la Fondation Cartier pour L'art Contemporain, Paris du 6 février au 5 juin 2016.
Photos repiquées sur le net.
mardi 19 janvier 2016
Leïla ALAOUI, photographe
Pour avoir passé 12 années au Maroc, j'ai gardé pour ce pays une place de choix au fond de mon coeur. Je suis son actualité et j'apprécie particulièrement toutes les représentations photographiques que mes collègues photographes en donnent.
Et ce matin, j'apprends une véritable tragédie. Le décès de Leïla ALAOUI (1982) des suites de ses blessures dans l'attentat effarant de Ouagadougou.
Comment a-t-on pu détruire tant de beauté et d'intelligence ?
Et ce matin, j'apprends une véritable tragédie. Le décès de Leïla ALAOUI (1982) des suites de ses blessures dans l'attentat effarant de Ouagadougou.
Comment a-t-on pu détruire tant de beauté et d'intelligence ?
Leïla ALAOUI (photo Al Jazeera Pictures)
Son exposition intitulée Les Marocains vient juste de se terminer à la Maison Européenne de la Photographie à Paris : son approche photographique mérite qu'on en reparle encore.
Elle a fait le tour des campagnes marocaines dans un studio mobile pour trouver, sur place, les différents groupes ethniques qui composent ce pays, essayant de donner une vision documentaire authentique. Avec une forme esthétique plasticienne. Ce sont des portraits grandeur nature qu'elle exposait.
Je me permets de publier quelques images pour qu'on puisse apprécier encore et encore son travail.
Il est évident pour ceux qui vécu un certain temps au Maroc, qu'on peut rattacher chaque personnage à des scènes que nous avons vécues.
Il faut faire un tour sur son site www.leilaalaoui.com pour connaître tout son travail photographique.
Et avoir une pensée pour cette femme qui nous a été arrachée (comme tant d'autres) par les barbares.
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