samedi 25 novembre 2017

Jan SCHLEGEL, photographe

Encore une découverte extra.


Photographe allemand, Jan SCHLEGEL(1965) a choisi, très jeune, de partir à la découverte des gens tels qu'ils sont, à travers le monde. Il aurait parcouru plus de 60 pays. Des gens 'bruts", dans leurs vêtements et leurs maquillages... Seule compte alors la personne pour elle-même, pour sa beauté et sa vérité, comme l'écrit le journaliste Pascal Gilbert.
Au laboratoire, Jan SCHLEGEL "avec patience et respect, peaufine le contraste, sublime les couleurs, embellit les lumières..."
Ce sont des images exceptionnelles.









Ceci n'est qu'une pâle présentation de cet artiste qu'il faut découvrir sur son site ICI .

Les affiches du Festival de Cirque de MASSY (2014 à 2018)

C'est en découvrant l'affiche du prochain Festival de Cirque de Massy que m'est venue l'envie de revoir celles des années passées, sans remonter trop loin. Encore que ce serait riche d'enseignements.
J'ai toujours été sensible à la mise en page des affiches (ou des couvertures de livres d'ailleurs). L'observation de la mise en page, de l'illustration et des espaces d'écriture peuvent apporter des éléments de réflexion dont on peut tirer soi-même profit.
En dehors de ses qualités esthétiques, l'affiche est avant tout vecteur de communication. Tout cela mêlé, on se pose d'abord la question : est-elle efficace, va-t-elle attirer des spectateurs ?


Très belle image de tête de lion, graphie très équilibrée (même si l'alignement à droite fait un peu désordre). On remarquera que la même police a été utilisée pour les 3 Festivals suivants ainsi qu'une mise en place des mots très ressemblante.
Je n'ai pas d'information sur l'auteur de la photographie.



En 2015, Bello NOCK fait l'affiche. Il n'est pas forcément connu du public : c'est un risque de le mettre ainsi en premier plan, mais sa physionomie (avec sa coiffure notamment) et l'arrière-plan animal sont sans équivoque : il s'agit bien de cirque. 
La première illustration (horizontale) est remarquable. Voici un visuel de grande qualité (pour moi), même s'il manque de couleurs plus attractives. 


Image fourre-tout pour le Festival 2016. Si elle est bien faite sur le plan graphique, elle n'est pas attirante. On sait toutefois qu'il y aura des fauves et des éléphants. La présence des animaux se trouvait être le socle fondateur de ce Festival, un quart de siècle plus tôt.
Qu'en sera-t-il bientôt ?



Les turbulences qu'a connu le comité d'organisation du Festival ont dû laisser des traces. Ces visuels sont vraiment quelconques. 
Ci-dessous, voilà l'affiche du 26e Festival. Il est tout de suite visible qu'il y a eu un tournant.
Les couleurs interpellent d'emblée. Un bleu profond attire le regard et souligne les couleurs chair de l'acrobate aux tissus. Pourquoi cet artiste qui n'est pas au programme et dont on ne retrouve pas le numéro non plus ?  

La taille de la photo dans l'image (elle ne représente que la moitié) marque une sorte de distance avec le lecteur. Si cette photo est équilibrée, l'acrobate donne aussi l'impression d'être un personnage inaccessible ou lointain et accessoire. Il vaut mieux, je crois, transcender la réalité et faire en sorte que cet artiste de chair ait aussi une force psychologique en lui donnant du poids et en inscrivant le texte dans les espaces qui l'entourent. Il n'est pas forcément facile de faire une bonne affiche avec une belle photo.
Dommage que le millésime ne soit pas inscrit (penser à ceux qui la verront dans 50 ans !).
Cette affiche qui ne fait pas référence aux animaux (et on comprend pourquoi avec les mouvements anti-cirque avec animaux qui s'excitent en permanence) laisse à penser que le Festival perd son identité. Seuls trois numéros d'animaux sont programmés en janvier 2018 à Massy : chats, chameaux et les lions de Didier Prein.

Les affiches du Festival du Cirque de Demain me passionnent assez.
En voyant l'affiche de Massy, j'ai pensé tout de suite à l'esprit du FCD. Mais on n'est pas dans la même efficacité. Ici, le visage est au coeur de l'image par sa présence. Le graphiste à rajouté des brillances (genre poussières célestes, gouttes d'eau) qui dynamisent le geste ou la pose... Et c'est plein de couleurs alors que c'est une photo en noir et blanc.
Superbe diagonale. Résultat remarquable.



vendredi 24 novembre 2017

Eolo PERFIDO, photographe

Ce photographe italien est réputé pour avoir gagné des prix importants.
Il est ambassadeur de la marque LEICA, matériel qu'il utilise pour ses prises de vues.
Agé d'un peu plus de 45 ans, il travaille pour la mode et les grandes entreprises.



Beau travail dans le portrait dont voici deux illustrations très différentes mais également intéressantes. Vous aurez du mal à dire le contraire.




Mais, je vous ai réservé cette série appelée CLOWNVILLE, très amusante dans sa dérision. Une exubérance toute italienne. Dégustez.









Vous pouvez, bien sûr, découvrir bien d'autres images sur son site : ICI .

jeudi 16 novembre 2017

Akasha RABUT, photographe

Akasha RABUT est une jeune photographe américaine (découverte dans l'imagerie qui accompagne Wetransfer). 
A la Nouvelle-Orleans, elle a photographié des groupes ou des communautés tellement différentes de celles que nous connaissons dans notre pays que c'est toujours passionnant à découvrir. On aimerait quand même savoir les raisons ou circonstances de ces "défilés".
Elle n'est pas obnubilée par les cadrages, ce qui donne une photo intuitive, rapide même quand elle est posée. C'est le sujet qui compte avant tout.
Voici quelques photos de sa série d'un rassemblement de cavaliers dans la ville...












mardi 7 novembre 2017

Michael JOSEPH, photographe

Michael JOSEPH, photographe américain, a réalisé une importante série de portraits de jeunes hommes et femmes qui ont quitté leur environnement familial parfois défavorable ou qui ont rejeté la société conventionnelle pour partir à l'aventure à travers les états américains. Ils mènent ainsi une existence indépendante et choisie par eux seuls. Ils pratiquent le stop ou l'embarquement sauvage dans des trains de marchandises. Ces jeunes forment ainsi une tribu indéterminée qui finit par se rencontrer dans les différentes villes au hasard de leurs pérégrinations. "Nous avons des secrets sur nos façons de voyager que vous ne croiriez pas, mais nous les gardons pour nous", disent-ils.
Si beaucoup d'entre eux ont mal fini cette aventure (accidents avec les trains, drogues...), leur philosophie reste optimiste : "Peu importe à quel point vous avez été bousillé, vous pouvez toujours changer. Cette vie est une super balade, et elle n'est pas encore terminée".
Michael JOSEPH réalise ces portraits depuis 2011.
Vous pouvez découvrir l'imposante galerie (plus de 150 images) qu'il propose sur son site : ICI (Lost and Found).






dimanche 5 novembre 2017

Tim MANTOANI, photographe

Le photographe américain Tim MANTOANI est décédé, l'an passé, des suites d'un cancer. Il avait 47 ans.
Son coup de maître photographique est ce travail titanesque : il a réalisé le portrait de 150 photographes américains entre 2006 et 2012, avec une chambre Polaroïd 20x24 (50x60 cm).


portrait de Tim MANTOANI par Chris Park

La chambre Polaroïd 2024

Ce travail a fait l'objet d'une publication : Behind photographs.



Voici quelques portraits de photographes connus qu'il a photographiés présentant une de leurs oeuvres :

Douglas KIRKLAND

Elliott ERWITT

Herman LEONARD

Mary-Ellen MARK


Steeve McCURRY



mercredi 1 novembre 2017

SPERED GOUEZ (L'esprit sauvage) n° 23 parle d'Au fond de nos yeux



Merci à SPERED GOUEZ et à Patrice PERRON pour avoir porté à votre connaissance l'existence de cette édition.
Vous pouvez voir ou revoir les pages précédentes de ce blog pour apprécier les portraits.
Le #3 est paru. Les contacts commencent à s'accumuler pour le #4 qui sera l'ultime album sous ce titre. Merci aux poètes pour les bonnes rencontres qu'ils m'ont offertes.

Pour tout connaître de SPERED GOUEZ, voir leur site ICI .


Steeve McCURRY : Afghanistan



J'ai publié un article sur Steeve McCURRY le 31 mai 2016, à la suite de manipulations découvertes sur ses photos (voir ICI ). C'est vrai que toutes ses photos sont travaillées pour parfaire la composition ou la couleur. Il s'agit toujours d'éliminer les détails marginaux qui distraient le regard du spectateur. McCURRY affirme qu'il est davantage un raconteur d'histoires qu'un photojournaliste.
J'adore.
Dans son nouveau livre de très grand format, AFGHANISTAN, publié par Taschen, on peut se laisser envahir par la présence des personnes photographiées... et essayer de comprendre sa technique. Dans ce sens, c'est un émerveillement.


Tout vient du regard. Qu'il soit clair ou sombre, il est d'une présence envoûtante. Et même si cela peut paraître un procédé, on s'en fiche. Nous avons devant les yeux des visages qu'on n'est pas près d'oublier.




La tragédie vécue par ce peuple contribue sans doute à rendre émouvants ces portraits. C'est vrai qu'un gamin ou un jeune homme avec une kalachnikov devient une image récurrente facile, vue de l'extérieur.
Mais la photo ci-dessous dénote complètement dans un lot d'images dramatiques. C'est pour moi un chef d'oeuvre d'humanité.
Et je raffole de glaces !


Après avoir longuement parcouru l'Inde, le Moyen-Orient et l'Afghanistan, Steeve McCURRY a créé en 2004 IMAGINEASIA dont la mission est d'apporter des ressources et des perspectives éducatives aux enfants et aux jeunes adultes d'Afghanistan.